Longwy • Napoléon Ier 

 Superbe soupière et son plateau ou "pot à oille" 
Modèle commandé par Napoléon 1er pour les maisons de la légion
 d'honneur, les anses sont en forme d'aigles , la panse est décorée
 d'abeilles et le plat de guirlandes de houx.


Un peu d'histoire sur Longwy et cette soupière... 

L’Empereur Napoléon Ier, au retour de sa visite des fortifications de Vauban autour de la ville haute de Longwy, commande des services de table destinés aux Maisons d'éducation de la Légion d'honneur. La manufacture de Longwy a réédité ce modèle en 1969 pour le bicentenaire de la naissance de Napoléon 1er.

Longwy .... Vers 1870, les deux fils d’Henri-Joseph, tous deux centraliens, sont aux commandes de la faïencerie. Au dos des pièces produites, ils mettent leurs armoiries reconnaissables à leurs feuilles de houx. En réponse à l'engouement des Français pour les produits cloisonnés venus d’Extrême-Orient, ils auraient fait appel à Amédée de Caranza, artiste français né à Constantinople, que divers ouvrages placent à Gien vers 1870, à la manufacture de Creil & Montereau de 1876 à 1877 et chez Vieillard à Bordeaux à partir 1878 (source Bordeaux Histoire d'une Collection par Claude Mandraut). Rien ne prouve son passage à Longwy sauf le fait qu'il existe des similitudes de production à Longwy et Bordeaux dans la technique du cloisonné à la seringue et qu'on lui attribue un plat (aux tigres) visible au Musée Municipal de Longwynotes 2. Les célèbres Émaux de Longwy sont nés. Ils deviennent la spécialité de la ville.

Depuis plus d’un siècle, Longwy produit en France des émaux cernés au trait noir sur faïence. Cette technique délicate consiste à imprimer le décor en noir sur le biscuit brut, puis à remplir goutte à goutte chaque alvéole ainsi cerné avec un émail coloré. Cette technique manuelle est exécutée par un artisan chevronné. Elle était également notamment utilisée au xixe siècle à Bordeaux et Gien.

La forme de la pièce est créée par des stylistes ou des sculpteurs. Un modèle en plâtre est alors réalisé par l'atelier de modelage.
Ce modèle, une fois moulé, génère un plâtre creux, dans lequel on coule la barbotine (mélange de kaolin, d’argile et d’eau). Celle-ci est spécialement conçue selon les besoins des Émaux de Longwy par un atelier spécialisé à Limoges.
Le plâtre, avide d’eau, aspire le liquide de la barbotine en contact avec sa surface : une croûte se forme le long de ses parois. Dès que l’épaisseur de la croûte atteint 7 à 8 mm on le retourne, vidant le trop-plein de barbotine encore à l’intérieur.
La pièce sèche alors dans le plâtre pendant 4 à 5 heures, puis est démoulée et laissée à l’air libre pendant 24 heures. Les racheveurs ébarbent les plans de joint et lui donnent un aspect lisse en la frottant à l’éponge.
La pièce, cuite à 1 050 °C pendant une nuit, devient le biscuit.

Le biscuit est ensuite imprimé soit à la main, soit au calque d’un trait d’encre noire qui souligne le décor de la pièce.
Chaque alvéole cerné par le trait est alors rempli manuellement d’émail coloré en utilisant une technique de goutte à goutte. La goutte d’émail séchant presque immédiatement au contact du biscuit poreux, il est impossible de « peindre » cette pièce, d’où la technique qui consiste à déposer une goutte d’émail coloré à côté d’une autre jusqu’au remplissage total de l’alvéole. Les faïenceries de Longwy utilisent exclusivement leurs propres couleurs qu’ils créent à partir d’oxydes dans leur laboratoire spécialisé.

Suivant les faïenceries, la technique dite "du rehaussage" est encore utilisée pour sublimer le dessin. Celle-ci consiste à déposer une couleur supplémentaire (émail à l'essence) sur l'émail à sec pour ajouter du relief et de la profondeur. Ceci demande une grande maîtrise artistique dans le coup de pinceau pour apporter une note majestueuse au dessin. Si le premier coup de pinceau est loupé, il faut tout gratter et recommencer d'où le fait que certaines faïenceries utilisent de moins en moins la technique pour un gain de temps.

La pièce complètement émaillée est cuite une première fois à 750 °C pendant une nuit.
Une opération de retouche, nommée la repasse, a alors lieu pour combler les trous occasionnés par l’éclatement des bulles d’air.
La pièce est cuite une seconde fois à 750 °C14. Puis, pour certaines pièces, l’or est posé au pinceau, avant une troisième cuisson à 600 °C. Après ces différentes étapes, on passe de la terre de Sienne ou un colorant sur la surface émaillée pour rendre visibles les craquelures ; la pièce est alors terminée.

La décoratrice peut travailler sur le même objet de 30 à 50 heures. Le délai de fabrication d’une pièce simple, comme un chat, est de deux semaines et peut atteindre quatre semaines pour une pièce plus complexe.

Le coup de ♡ d'Aurore 


 

Informations.

Dimension 4,300kg 
Info  Lonwgy Napoléon Ier
Provenance Liège
Condition Excellent état 
Prix €300

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