Dieudonné . JACOBS 

Dieudonné Jacobs (1887-1967) est né à Montegnée, dans la banlieue industrielle liégeoise. Issu d'une famille modeste, il y vécut une enfance plutôt triste dans une des innombrables maisons ouvrières qui, toutes semblables et sans âme se fondaient dans la grisaille et l'ennui. Étranges destinée, rien ne prédestinait cet homme aux arts et qui pourtant connu la renommée.

Dieudonné devient peintre. Comme la plupart des autres adolescents impécunieux, Dieudonné travaille comme apprenti chez un décorateur. Ses dispositions artistiques étant aussi évidentes que sa volonté obstinée de s'engager dans une voie bien précise, il s'inscrit à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Liège. Faisant fi des exhortations paternelles, il s'applique à suivre, avec une assiduité exemplaire, les cours d'Adrien de Witte, d'Auguste Donnay et d'Évariste Carpentier. Travaillant de nuit ou dès potron-minet, et étudiant le jour, il ne lui reste guère de temps pour les loisirs ou les amusements de son âge.

Incontestablement doué pour la peinture et ayant de la ténacité à revendre, ses études se poursuivent sans heurts ni encombres. En 1908, il obtient une première bourse. Le montant en est destiné à permettre au boursier de voyager en Belgique. Ce voyage est mis à profit pour apprendre et élargir les horizons. Il en est de même d'une bourse suivante. Celle-ci lui permet de séjourner à Paris. Dans les musées parisiens, il découvre Monet et l'impressionnisme.

Dès lors, son avenir semble déterminé. Il se voit bien paisiblement installé, quelque part à l'est ou au sud de Liège, pour y poursuivre, en toute quiétude, une carrière soigneusement tracée, analogue à celle des grands contemporains Richard Heintz, Ludovic Janssen (nl), Joseph Bonvoisin, Emmanuel Meuris, Albert Raty, Camille Barthélemy... Le sort, la guerre, les aléas de la vie en décidèrent autrement.

Il connaît la gloire. Montegnée le célèbre. La rue où se trouve sa maison natale porte dorénavant son nom. La ville de Spa où il séjourne avec plaisir et où il compte tant d'admirateurs continue à l'accueillir avec chaleur et amitié. Des musées réputés, à Rome, à Paris, à Liège, à Spa ont acquis certaines de ses œuvres[réf. nécessaire]. Vient le temps de la vieillesse, de la maladie de Parkinson, un mal qui empêche ses mains, de plus en plus tremblantes, de peindre, voire de tenir des pinceaux. Les souffrances physiques et morales l'accablent. Jusqu'au jour où la mort vient.

Décédé chez lui le 22 janvier 1967, Dieudonné Jacobs connaît la joie posthume d'être enterré dans son jardin. Depuis 1971, la tombe de sa femme jouxte le sienne, perpétuant leur longue union.

Informations.

Dimension 86x116
Année circa.1930
Peintre  Dieudonné Jacobs
Provenance Liège
Prix 450€

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